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Publication
semestrielle de l’association
franco-indonésienne
Pasar Malam, n° 3 – juin 2007
Les années trente :
Des Indes néerlandaises vers la
République d’Indonésie
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Le Banian, 204 pages, publication semestrielle
de l’association franco-indonésienne
Pasar Malam, est disponible. On peut la commander
par e-mail afi.pasar-malam@wanadoo.fr, prix
6€, auquel il faut ajouter les frais d’envoi.
Au sommaire :
Editorial « Des Indes néerlandaises
vers la République d’Indonésie
»
Robert Aarsse, Aux origines du PKI, Sneevliet
à Java, 1913 – 1918
Jean-Luc Aguerra, L’objet d’une
rencontre : le pendentif de Ghislaine
Thomas Beaufils, Des trésors indonésiens
partis en fumée
François-René Dallie, Pantun
et pantoum, le fantôme de Victor
Bernard Dorléans, L’exploitation
coloniale et les mouvements nationalistes
en Indonésie de 1825 à 1945
Martine Estrade, La création d’un
Bali littéraire et mythique
Saraswati Gramich, Le français, langue
exotique ?
David Hanan, Traditions minangkabau, réforme
islamique et droits de la
femme dans deux films de la fin de la période
coloniale à Sumatra-Ouest
Kunang Helmi Picard, Radical Chic
Ibrahim Isa, L’émergence d’une
nation : l’Indonésie
Peter Keppy, Le keroncong, les femmes et le
combat de l’Indonésie pour
la modernité, 1900-1940
Etienne Naveau, Amir Hamzah, poète
indonésien
Solange Paul-Cavallier, Lointain intérieur
Josef Prijotomo, Vers la modernité
dans l’Indonésie des années
1920-1940
Jean Rocher, Rijsttafel et années trente
Kees Snoek, La lutte multiple de Sutan Sjahrir
Monique Zaini-Lajoubert, La « polémique
sur la culture », 1935-1939
Photo bureaux par F.J.L. Ghijsels
Laksmi Pamuntjak, Le journal de R.S., nouvelle
inédite
Prochaine édition
Editorial
Johanna Lederer
Des Indes néerlandaises vers la République
d’Indonésie
Si Le Banian, troisième
numéro (mais quatrième sortie)
est consacré à une période,
appelée ici rapidement, les «
années trente », c’est
que celle-ci est très riche en évènements
qui forment les traits caractéristiques
du visage de l’Indonésie actuelle.
Une période exaltante avec une vie
politique en ébullition, avec l’intensification
des luttes pour l’indépendance,
bien sûr, mais aussi avec la naissance
de cercles littéraires, de confédérations
du travail, et avec une curiosité nouvelle
ou accrue pour le cinéma, la musique
et la danse indonésiennes – dont
le célèbre spectacle de danse
et chant kecak, créé à
Bali en 1930 par Wayan Limbak pour le film
Insel der Dämonen (L’île
des démons) du peintre allemand Walter
Spies, ou la danse legong qui a donné
son nom au film tourné en 1930 à
Bali par le Français Henri de La Falaise.
L’architecture occupera une place importante
dans ce numéro qui voudrait évoquer
l’histoire de l’héritage
d’une certaine époque de l’Indonésie
moderne.
Si plusieurs villes indonésiennes offrent
de beaux exemples du plus pur style d’Art
Déco tropical, c’est Bandung
qui, aujourd’hui encore, compte comme
la ville la plus « années trente
», privilège qu’elle partage
avec deux autres villes tropicales Miami (Florida)
et Napier (Nouvelle Zélande). Si depuis
longtemps elle ne peut plus prétendre
au titre qu’elle portait jadis, «
Bandung, Parijs van Java » (Bandung,
le Paris de Java), la ville est toujours aujourd’hui
la plus grande vitrine Art Déco de
l’Indonésie avec une centaine
de bâtiments imposants, dont le Gedung
Merdeka (bâtiment de l’Indépendance),
entièrement refait dans les années
vingt, qui a accueilli Chou-en-Lai, Nasser,
Nehru etc. à la première conférence
des pays non alignés, organisée
par Soekarno en 1955.
Soekarno, personnage très actif pendant
la période décrite dans ce numéro
et architecte formé par l’Institut
de Technologie de Bandung (école et
bâtiment créés par les
Hollandais dans les années vingt),
devenu par la suite le premier président
de l’Indonésie, qui est à
la fois père fondateur de la nation
et grand frère (Bung comme on l’appelait
affectueusement), a parfaitement compris et
assimilé l’importance du symbolique
architectural dans la ville. Contrairement
à un pays comme le Brésil qui
a construit Brasilia spécialement dans
ce but, Soekarno n’a pas changé
de capitale, n’a pas choisi Bandung,
(il en était plus ou moins question),
mais a maintenu l’ancienne Batavia créée
par les Hollandais, aujourd’hui Jakarta,
comme la capitale de la République
d’Indonésie. C’est donc
dans la capitale qu’il construit, avec
grandeur, visibilité et magnificence,
entre autres, le Monument National (Monas)
et la mosquée Istiqlal (indépendance
en arabe). Tous deux, sont de bons exemples
de communication maîtrisée, la
mosquée qui communique sur un plan
religieux, le Monas sur un plan laïc.
Ce dernier, construit sur l’ancienne
et coloniale Place du Roi (Koningsplein) ,
aujourd’hui nommée Medan Merdeka
(Champs de bataille pour la liberté),
montre un énorme et puissant obélisque,
surmonté d’une flamme, jaillissant
d’un socle massif et carré, symbolisant,
sans doute, le yin et le yang, fécondité
de l’ère ambiante…
Nous espérons que vous aurez autant
de plaisir à lire ce Banian que nous
en avons eu à le concocter. Tous nos
remerciements enthousiastes aux contributeurs
pour leurs articles écrits ou traduits
avec grand sérieux et grande générosité
(pensez que Le Banian est tout petit).
Une remarque-on n’y résiste pas-
à propos de l’article sur le
rijsttafel, ou la « table de riz »
qui est, comme on l’apprend dans l’article
de Jean Rocher, une invention typiquement
hollandaise datant de l’époque
coloniale. En effet, on trouve le rijsttafel
en premier sur le menu de tous les restaurants
indonésiens aux Pays-Bas. Alors qu’en
Indonésie il faut, pour le goûter,
se rendre dans un restaurant pour touristes…
Le concept de rijsttafel lorsqu’on y
pense, est en fait très bizarre, puisqu’il
consiste à se servir du riz en y ajoutant
beaucoup de différents plats de viande,
de légumes, etc. Plus il y en a dans
l’assiette, mieux c’est. Le résultat
est un féroce mélange de plats
originaires de Java, de Sumatra, de Bali et
d’autres îles encore. Un acte
barbare ... Car en Indonésie on ne
mélange pas les différentes
spécialités.
Ni aux Pays-Bas, d’ailleurs. Y aurait-on
l’idée de servir de la choucroute
au fromage fondu, avec quelques harengs vinaigrés,
le tout arrosé de soupe aux poids cassés
?
Un remerciement spécial à Monsieur
Mahatmanto, architecte indonésien,
spécialiste de l’architecture
coloniale qui, après une thèse
sur Maclaine Pont (architecte néerlandais
des années vingt et trente), enseigne
à l’Universitas Kristen Duta
Wacana, Yogyakarta et à qui nous devons
la très belle illustration de la couverture.
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En
commémoration de la mort de Pramoedya
Ananta Toer, écrivain indonésien
décédé le 30 avril 2006,
le président de la Scam et l’association
franco-indonésienne Pasar Malam vous
prient d’assister, le 7 mai, à
la projection de :
Chroniques
indonésiennes
un documentaire
de Patrick Chesnet, 2005 – 52’
Production : Allan Wisniewski de Marjane Production
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Les
prémisses de ce film commencent en 1998,
dans un pays qui pour la majorité d'entre
nous se résume encore le plus souvent aux
plages de Bali, voire au varan de Komodo, l’Indonésie.
Pourtant au-delà de ces aspects touristiques,
ce pays connaît à cette époque
une révolution comparable à celles
qui ont entraîné les chutes de Pinochet
au Chili ou de Marcos aux Philippines. Après
350 ans de domination hollandaise et 32 années
de dictature, le Général Suharto
est renversé par des manifestations étudiantes
et populaires qui réclament la démocratie
et un système politique plus transparent
et participatif.
Une révolution, dont le réalisateur
est, en tant que journaliste, l'un des témoins
privilégiés.
En 2003, cinq années après ces événements
qui ont bouleversé la vie de ce pays, le
réalisateur retourne en Indonésie
pour retrouver ses compagnons de manifestations
: Alex, l’étudiant, Dita, la militante
syndicale et féministe, Fandhi, le débrouillard,
le Sultan de Yogjakarta et Pram, l’écrivain
rebelle, décédé le 30 avril
2006.
Unis par des liens très forts qui ont perduré
à travers le temps, ces retrouvailles seront
surtout l'occasion pour lui, avec sa vision occidentale
de la démocratie, de ré-interroger
avec émotion les protagonistes de cet évènement,
sur leurs espoirs et leurs doutes, sur le devenir
et le quotidien de cette fragile démocratie
indonésienne.
lundi 7 mai 2007, à 19h00 heures
à la SCAM (SOCIETE CIVILE DES AUTEURS
MULTIMEDIA)
5, avenue Vélasquez
75008 Paris – Métro Villiers ou
Monceau
Participation
aux frais : 8 euros membre Pasar Malam, 10 euros
non membre
Par chèque à l’ordre de
Pasar Malam
chez Jorge Egger
2 place G. Pompidou
93160 Noisy Le Grand
La projection sera suivie d’un cocktail
Réservation souhaitée : j.egger@free.fr
ou afi.pasar-malam@wanadoo.fr
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Afin
d’encourager et de stimuler l’intérêt
pour la langue et la culture indonésiennes,
le gouvernement indonésien attribue une
bourse d’études Darmasiswa pour
l’année 2007-2008
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| Celle-ci
offre 3 types de séjour en Indonésie
aux étudiants français (limite d’âge
35 ans)
qui désirent suivre des
cours universitaires de langue, d’arts,
de musique et d’artisanat indonésiens.
1.
Darmasiswa
Module moyen (« reguler program »
), durée 1 an, avec une
obligation d'étude et de travail d’auxiliaire
d'enseignement de
5 heures par semaine.
Dossier
de candidature 2007-2008 à rendre avant
la mi-mars.
2.
Darmasiswa Module plus, durée 1 an, avec
une obligation d’enseignement
du français de 10 heures par semaine.
Dossier
de candidature 2007-2008 à rendre avant
la mi-avril.
3.
Darmasiswa
Module court, durée 6 mois.
Dossier
de candidature 2007-2008 à rendre avant
la mi-décembre.
Les
étudiants sélectionnés
seront attendus à l’aéroport
à leur arrivée,
reçoivent 100€ par mois + 30€
en une seule fois pour frais divers,
ne paient pas l’inscription universitaire.
Les
dossiers de candidature sont à retirer
à l’Ambassade d’Indonésie,
47-49
rue Cortambert, 75016 Paris
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| Renseignements :
http://www.darmasiswa.depiknas.org |
| ou site de l’ambassade
d’Indonésie en France :
www.amb-indonesie.fr |
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Depuis 4 années, l’association ANAK
s'occupe d'enfants dans plusieurs villages du
nord de Bali dans des régions déshéritées
au climat sec. Notre association à but
humanitaire et culturel, est apolitique, non confessionnelle
et suit les termes de la loi de 1901 sur les associations.
Nos objectifs sont au nombre
de trois :
- d’une part, créer
des parrainages destinés à permettre,
en priorité, l’éducation
des enfants et organiser des actions ponctuelles
permettant de financer l’achat de matériel
scolaire, la rénovation d’écoles,
etc…
- d’autre part d’apporter
des aides à la santé et à
l’hygiène grâce à
nos différents projets que nos membres
parrainent
- enfin de favoriser le rapprochement
des enfants Européens et Indonésiens
notamment par la correspondance (lettres, emails)
ou par des échanges artistiques et culturels
entre les écoles et les associations.
Ces actions sont toujours conduites
avec les conseils d’amis Indonésiens
afin que tout se passe dans le respect du contexte
et des coutumes locales.
Notre site ( www.anak.fr ) contient beaucoup
d'informations sur notre association et nous
avons des antennes à Bali, en France,
en Espagne et en Suisse.
Je
reste à votre entière disposition
si vous désirez obtenir de plus amples
informations sur nos activités ou nos
projets.
Denis
( anakgeneve@yahoo.fr )
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| Site
de l'association ANAK : http://www.anak.fr |
| E.
mail Denis : anakgeneve@yahoo.fr |
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Exposition-vente
d'objets en bois sculptés à BALI
à l'école de sculpture "SASANA
HASTA" |
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Adresse:
SASANA HASTA KARYA
Jalan Mulawarman 92 A
GIANYAR 80515 - Bali (Indonesia)
Tel/fax: 62 (0) 361 944422
courriel: alorsindo@telkom.net
Comment s'y rendre:
Venant de Denpasar. Dans Gianyar, suivre Jln.
Ngurah Rai (dir. Klungkung). Avant le marché
de Gianyar, tourner à droite Jln. Kesatrian,
puis à gauche (Jln. Gambir), enfin première
rue à droite. Vous êtes déjà
sur la Jln. Mulawarman. En allant vers le sud,
c'est sur votre droite.
Venant de Bona / Blahbatu. Dans Gianyar, suivez
Jln. Gambir. Jalan Mulawarman est sur votre
droite. |
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